Contestations

LA CONTESTATION FONDÉE D’UNE TRADUCTION

« Contester c’est constater » disait un grand écrivain. Et comme sur les contestations de l’écriture on risque le généricisme et la subjectivité les plus stériles, Eurologos présente ici trois documents afin de rendre objectives les critiques et de les situer dans leur contexte le plus pertinent, la contractualisation. Le client est ainsi protégé en ce qui concerne son droit de contester et le bien-fondé de ses contestations.

POUR CONTESTER IL FAUT CONSTATER. DONC ANALYSER

Le droit de contester. Mais pertinemment.

Comme un texte est toujours « améliorable » (par ailleurs, il peut aussi être empiré involontairement), quels sont les critères objectifs pour évaluer la qualité d’une traduction et en définir l'acceptabilité ?
Naturellement, il faut ici se référer aux textes dits pragmatiques : en l’occurrence, les textes commerciaux, techniques et publicitaires.
Voici - dans la fenêtre - six critères d’évaluation bien intelligibles pour étayer toute possible critique visant à mettre en cause ou contester une traduction. Il apparaît évident que, dès qu’on commence à s’éloigner du critère strictement orthographique, les évaluations linguistiques peuvent diverger considérablement jusqu’à atteindre le degré de la pure subjectivité lorsqu’elles se réfèrent au plan de la qualité stylistique.
Ainsi, toute critique cherchant à contester l’acceptabilité d’un texte traduit, mais qui ne se définit pas – directement ou indirectement – par rapport à ces six critères, risque de tomber dans la critique générique, fatalement irrecevable (« le texte est mal traduit », « il s’agit d’une traduction littérale », « le traducteur n’est pas de langue maternelle », etc.).

On peut mettre en cause l’acceptabilité d’une traduction si l’on peut constater pertinemment le non-respect du contrat établi

On connaît le problème. Toute personne sachant écrire correctement a toujours envie – et souvent tombe dans la tentation – de réécrire le texte qu’on soumet à son contrôle. D’autant plus que le correcteur de service chargé par le client de relire une traduction peut intervenir non professionnellement. En effet :

a. il ne connaît pas toujours les obligations établies dans le contrat de traduction (il doit donc faire attention à mettre en cause un géostyle ou un niveau de qualité terminologique qui n’ont pas été contractualisés : a-t-on commandé ou fourni, par exemple, un glossaire technique ? A-t-on établi un niveau qualité de simple traduction ou d’éditing final « zéro défaut » ?) ;

b. il introduit fréquemment dans ses modifications des corrections d’auteur (souvent sans le savoir !) qui, naturellement, modifient le texte de départ ;

c. il risque d’utiliser, dans sa fatale rage de réécriture au bic rouge, plein d’expressions synonymiques qui ont comme effet de terroriser le client ignare de la subjectivité de ses interventions souvent arbitraires mais qui ont ensanglanté la traduction « évidemment à contester ».

La qualité linguistique, en effet, se prépare à l’avance, dès la contractualisation et tout au long du processus de production et de validation. Les techniciens et les correcteurs du client sont appelés à y contribuer. À travers une collaboration critique et réciproquement féconde. C’est pourquoi EUROLOGOS a placé au centre de sa production multilingue la Terminologie et ses Mémoires de traduction. Et si erreur de traduction il y a, EUROLOGOS assume ses responsabilités. Le client est rassuré, aussi sur le plan économique !

RÈGLES DÉONTOLOGIQUES DU RELECTEUR-CLIENT

Cinq règles strictement professionelles

Les relecteurs chargés par les clients de contrôler la qualité linguistique d’un texte traduit par l’un des sièges du Groupe EUROLOGOS n’ont pas plus d’obligations que tout autre réviseur. En l’occurrence, il suffit qu’ils respectent cinq règles déontologiques et professionnelles.

Juger le niveau de qualité réellement contractualisé

Le relecteur-client qui contrôle les textes traduits par Eurologos doit être au courant du niveau de qualité contractualisé entre son donneur d’ordre et un de nos sièges au moment de la commande. Si, par exemple, il a été contractualisé un niveau de « qualité-traduction » sans terminologie et sans supplément « adaptation » (pas de création de glossaires validés et pas de localisation géomarketing et géostylistique du texte), ou bien s’il n’a pas été commandé le niveau « qualité-éditing » - c’est-à-dire le service d’excellence linguistique texte-layout dit « zéro défaut » - le correcteur ne doit juger que la fourniture linguistique réellement demandée et payée.

Les corrections d’auteur non intentionnelles (ou conscientes) du « rewriting traductif »

Parfois, le correcteur introduit des corrections qui modifient le texte de départ sur le plan sémantique (infidélité au sens) et sur le plan stylistique (géo ou sociostylistique). Il risque donc, dans ces cas, de s’adonner à ce qu’on appelle le « rewriting traductif », introduisant - à dessein ou inconsciemment - des corrections d’auteur. Ces dernières peuvent, bien sûr, être conceptuellement justifiées et même contextuellement nécessaires. Naturellement, elles ne constituent pas une faute de traduction. Et le correcteur-client se doit de prévenir son commanditaire sur les libertés traductives qu’il a prises ou qui se sont avérées indispensables (raisons de marketing ou d’adaptation). En tout cas, c’est toujours au donneur d’ordre de décider de modifier les textes à traduire (danger d’écartement du positionnement marketing ou de l’axe stratégique de la communication d’entreprise).

Le danger d’abuser de l’hypertrophie des egos linguistiques

Le relecteur du client - au même titre que le traducteur-réviseur d’Eurologos - doit éviter activement d’entrer dans une compétition stylistique stérile ou une guéguerre  « caractérielle ». Sa position de  « force » n’a d’égale que la faiblesse de la position de son employeur ou de son commanditaire non censés connaître la langue en question. De leur côté, les traducteurs Eurologos essaient, depuis des lustres, de ne jamais oublier qu’il ne s’agit pas d’une compétition d’egos hypertrophiés en quête de la « quasi-perfection ». La fourniture de services multilingues à une entreprise moderne est une collaboration - parfois non facile - visant à maximiser la qualité finale des publications. Elles sont d’ailleurs toujours présumées perfectibles (les linguistes, très sarcastiques à ce sujet, ont appelé cette recherche - même d’une manière trop savante -  « l’effort asymptotique d’une amélioration supposée... »). Par ailleurs, on ne tient pas compte des cas de figure dans lesquels un relecteur-client pourrait avoir même des conflits d’intérêts vis-à-vis d’une grande société de traduction comme fournisseur (cas rare mais toujours possible).

Les risques de l’hypercorrection et le respect professionnel du traducteur-réviseur

Si le correcteur-client veut changer le style, voire l’idiolecte irréductible du traducteur (à savoir sa façon personnelle et toujours unique de traduire), il doit également en informer le responsable de la publication, ne fût-ce que pour éviter de le paniquer quant à « la qualité de la traduction » fournie par Eurologos. En effet, tout correcteur-client devrait savoir résister à l’envie naturelle de tout réécrire, en sachant que rien n’est plus subjectif que le jugement sur une ligne bien traduite. Cependant, si le correcteur chargé par le client de contrôler un texte s’adonne tout de même à ce que l’on appelle « l’hypercorrection tendanciellement infinie », il doit au moins communiquer à son commanditaire (ou à son employeur) le champ d’application de ses interventions pour les relativiser et respecter le professionnalisme des traducteurs Eurologos qui pourrait - trompeusement et fallacieusement - être mis en cause.

 

Pour construire des technolectes multilingues d'entreprise, créer des mémoires de traduction : les sièges Eurologos le font.

 

Collaboration entre relecteur-Client et traducteurs-terminologues d’EUROLOGOS

Le relecteur-client, naturellement, est chargé de vérifier, in fine, la précision terminologique et les expressions idiomatiques propres au technolecte de son entreprise. C’est en cela qu’il devrait être intraitable. C’est là, d’ailleurs, qu’Eurologos souhaite qu’il utilise toutes ses connaissances techniques pour contribuer, avec les traducteurs et terminologues de nos sièges, à rendre les textes très pertinents.
Il ne devrait rien laisser passer en matière de langage spécifique de son secteur et de sa société (voire même de son département d’entreprise).
Sur ce plan, aucun traducteur ne sera jamais à même de se passer totalement du relecteur-client. Une collaboration pour la création et la validation de glossaires, pour l’homogénéisation du « house style » et pour la familiarisation avec les produits-services de l’entreprise-cliente doit ainsi être mise en place. Celle-ci est également cultivée continuellement afin d’améliorer la qualité des textes dans les différentes langues cibles.

D’autres règles pourraient être encore énumérées qui, par ailleurs, ont été présentées dans plusieurs livres écrits par les dirigeants d’Eurologos. Mais elles découlent toutes de cette dernière, centrée sur la collaboration directe entre correcteurs-clients et - de l’autre côté - traducteurs, réviseurs, terminologues et coordinateurs linguistiques du Groupe Eurologos.